Hockey: sky is the limit

Vous savez quand les enfants sont p’tits on doit les amener là où ils veulent se rendre. Plus grands, ils prennent leur vélo quand c’est juste au coin de la rue pis des fois c’est au bout dla ville faque on doit les amener en auto. On a pas ben l’choix, ca vient avec le contrat!

Au hockey on les promène solide du point A au point B avec des détours dans des p’tites villes qu’on trouve a peine même avec un GPS. J’me souviens d’un village qui s’appelait St-Pierre-des-Becquets! Y’avait plein plein d’amour dans cet aréna là!

Ben cette semaine, en plein coeur d’un camp junior majeur dans une province maritime où j’ai dû changer l’heure, là où les éoliennes font parties du décor, j’ai réalisé quelques choses! C’est mon gars qui m’amène, moi en fait, je le mène nul part!

Il m’amène sur le chemin du rêve, son rêve à lui, c’est juste pour l’accompagner que je le suis. 12 heures de char, l’hotel, les restos pis un défibrilateur portatif juste au cas, quand c’est lui dans les buts! Du stress en voulez vous, en vla! Une famille d’accueil, des journalistes, des photographes, des entrevue en anglais s’il vous plait, pis des spectateurs qui commentent chaque arrêt!

Moi chu là avec mon café dans les mains, low profile, à reciter des « je vous salue Marie » sans aucune conviction, à chaque nouvel échappé! <Pas de tir de pen , please pas de tir de peine! Shit un tir de pen!> Je ferme les yeux juste un peu, de la même façon que si j’écoutais un suspense avec une scène trop intense, comme quand on veut pas voir mais qu’on veut rien manquer.

Tout est blindé! Sa bulle est étanche, aussi hermétique qu’un plat de plastique quand on trouve le bon couvercle! Ya rien qui passe même pas un message texte! Il vit a fond le rêve de sa vie, moi je reste pas loin pis c’est lui qui conduit.

Je le reconnais privilegié d’avoir la chance de se rendre aussi loin, aussi haut, dans un univers où l’on dit du rêve qu’il est inateignable, dans un monde ou les parents sont jugés juste pour leur permettre dy croire! Ca donne quoi d’accrocher l’affiche de Carey dans sa chambre d’enfant si cest pour lui dire que cest impossible dès qu’il devient grand?

La route est là, juste là, comme chez l’ami du coin, la prochaine à gauche, au stop à droite, cest pareil! La seule différence cest que chez l’ami du coin, on sait à quel heure il revient!

Aujourd’hui, c’est sa ride à lui, j’men mêle pas, c’est sa game, c’est à lui de jouer pis c’est lui qui choisit quelle route emprunter. Un camp junior cest comme un jeu. Cest le meilleur qui gagne! Un coup de dés, une bonne main, d’la stratégie, de l’adversité d’un bord pis de l’autre, la complicité! Comme quand joue pis qu’on est tout ptit!

Une période de prolongation, une demie finale de série, une finale de coupe Dodge, une coupe Mémorial ou ben un coupe Stanley, cest pareil.. C’est pas avec un char qu’on atteint le chemin du rêve au hockey, c’est avec des patins pis moi, je sais même pas comment patiner! Miss Rebelle live, sans correcteur orthographique, quelque part entre Halifax et
Moncton !

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