Good job les moms

A nous les mamans Ninja, c’est le temps de se lancer des fleurs pis garrocher le pot ailleurs.

Pour toutes les fois où on est passé en second, pour avoir manger notre spaghetti frette, pour avoir donné la meilleure bouchée du gâteau, la plus grosse pointe de tarte, pour avoir pris le temps de faire du Jello fluo avec des jujubes cachés dedans, pour avoir cancellé le rendez-vous chez l’esthéticienne, annulé le trip de fille au profit de torcher une gastro, pour avoir réinventé la nature du brocoli, de l’asperge et du fucking chou de bruxelle, pour en avoir mangé nous-mêmes au profit de l’exemple à donner ou pour avoir simplement dit, « faite pas ce que je fais, faites ce que j’dis »..

Pour avoir couru sa vie avant qu’il n’atteigne l’escalier ou l’échelle de piscine, pour avoir acheté des plasters de superhéros pis de princesse, des bobettes de tortues Ninja, des bottes d’eau avec la face de Dora, pour avoir fait la file devant le père Noël un samedi matin, et passer de longues minutes à regarder les p’tits poussins dans le mail d’un centre d’achat, pour toutes les fois ou on s’est levée la nuit juste pour entendre le silence avant que le p’tit dernier se réveille à 5h du matin en disant que la nuit était finie, qu’il réveille la plus vieille et pour toutes les fois où on a bu notre café frette après s’être assoupie devant la télé à l’heure où le soleil est même pas encore lever…

Pour chaque fois où on est rentré dans leur chambre s’assurer qu’ils étaient bien, qu’on a pris soin de replacer la couette, l’oreiller pis le toutou préféré, pour les retours de sortie où on va voir si le bébé est correct avant même de cracher 50 $ à la gardienne, pis pour chaque fois où grand-maman l’a gardé à coucher mais qu’on débarquait chez elle à 8 heures le matin pour le récupérer au lieu de faire la grace matinée…

Pour la gymnastique d’horaire à configurer, pour les lifts chez des amis quand on vient juste de s’installer devant notre série préférée, pour les capitales, les formules de math pis les règles de français qu’on révise au lieu d’aller s’entrainer, pour tous les vidos de chats qu’on regarde, les dessins qu’on affiche, pour les tounes de Marie-Mai en Karaoké pis les chorégraphies de danse dans le salon du sous-sol, pour avoir replacé tous les meubles quand les copines sont reparties sans rien ranger.

Pour tous les p’tits jus dans la boite qui trainent dans le divan, les bas roulés en boule, les bobettes pris dans les jeans, pour la brosse à dents mouillée sur le comptoir pis les cheveux dans le bain. Pour le ziploc de chips renversé sur les bancs du char, pour le cornet échappé sur le coussin d’une chaise de cuisine, essuyé avec la serviette à main, replacé sur la poignée du poële, pour le parfum à 100 $ utilisé comme chasse odeur, pour le vernis échappé sur le planché, pour le beau dessins fait avec une roche sur ma porte de char..

Pour toutes les fois où on a remis nos jeans sales, ou on a pas eu le temps de faire nos cheveux, pour chaque journée de congé où on s’est meme pas arrêté un peu, pour les trios big mac, les sundaes à 10 $, pour avoir acheté un chat, un chien, un lapin pis adopté une petite grenouille dans le pot Masson qui servait de contenant pour la soupe maison.

Pour notre chandail préféré qu’elle a pris la fois où elle faisait de la peinture avec ses doigts, pour avoir encadré l’œuvre et mis délicatement le chandail aux poubelles. Pour avoir fait de p’tits bonhomme avec des cure-dents pis des fruits, pour avoir planifié une chasse au trésor, une course à relais, un coucours d’habileté, pour chaque fois ou on va magasiner pis qu’on revient avec plein de sacs, mais rien pour nous, pour toutes les fois où on a décidé qu’on était très bien dans nos jeans avec des trous, nos bottes avec des trous, nos deux mitaines avec des trous pis notre vieille veste… avec des trous..

Pour les fois ou on s’est dit que notre repousse ne paraissait pas trop, que se casser un ongle c’était pas grave, que notre mal de tête allait passer, pour toutes les fois où on s’est assoupie avant le dessert malgré la présence d’invités, pour avoir entendus 22 000 fois la chanson de la reine des neiges et revus 13000 fois le même film poche, pour avoir déboursé trop de cash pour voir la suite encore plus poche au cinéma pis pour les sacs de bonbons du magasin de la piasse caché au fond de la sacoche..

Pour toutes les fois où on a dû mettre de l’eau dans notre vin pis beaucoup de vin dans notre bouteille d’eau, pour avoir envie de fumer un joint en cachette sans même se sentir coupable, pis se rendre compte qu’on a rien pour le rouler, pour les lendemains de veille qu’on essaye de cacher pendant qu’on fait des taost au Nutella..

Amenez-en des fleurs, pas celles qui se fanent, pas celles achetées en ligne ou en boutique, pas celle qu’on plante en bordure de la terrasse, ou qu’on vole dans les plattes bandes de centres d’achats, non non, les vraies fleurs, celles qu’on s’offre à soi de soi, celles qui nourrissent l’estime, celles qui font du bien à l’âme, celles qui font qu’on fini par aimer ces enfants-là malgré tout, qu’on en veut d’autres pis qu’on peut pas arriver a imaginer sa vie sans la leur..

Moi aujourd’hui, je m’offre des fleurs à moi de moi pis je pense que je mérite aussi un Daiquiri, Miss Rebelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *