Liberté

Y’a rien de mieux que partir sans vraiment avoir de but, sans itinéraire sans horaire. J’avais tellement besoin de ce sentiment de liberté, besoin de me sentir tomber, comme si on décrochait soudainement ce fil sous mes pieds.

La chute est belle même si au début on tente de se retenir à quelques points de repères, même si on bat des mains et des pieds pour essayer de se s’agripper, la chute est belle quand on se dit finalement qu’il est doux de dégringoler. Rouler sans destination, sans heure de départ sans point d’arriver, craindre un peut les detours pour finalement les apprécier, s’arrêter n’importe où, prendre le temps de respirer, de s’inspirer.

La chute est belle quand elle nous mène de la ville à la montagne, de la montagne à la mer, quand elle nous fait froler la rive où le soleil tapisse la toile d’un coup de pinceau trempé dans le rose puis dans l’orangé, lorsque le mouvement de l’eau dilue chaque teinte pour n’en créer qu’une seule, la chute est belle lorsqu’assise au bout du quai, j’admire la couleur vive qui vient se fracasser contre les rochers.

Le spectacle est majestueux et pourtant..

J’y retrouve les mêmes grands arbres que chez moi, les mêmes rosiers en fleurs, les mêmes gens qui travaillent et qui bordent leurs enfants le soir, le même marchand, les mêmes voisins et les mêmes petits quartiers. J’y entend la même musique mais combien meilleure.

Ici, Il y a ce petit quelque chose qui rend chaque brassée de blanc plus belles quand elle sèchent aux grands vents, puis il y a ce marchand de chocolat qui m’invite à entrer et qui m’offre de gouter sa dernière création, j’y croque sans même une goutte de culpabilité, pourtant..

Il y a cette meme brise qui au lieu de me décoiffer, fait danser mes mèches, il y a cette pluie qui d’habitude me donne envie de m’abriter mais ce soir, elle m’invite à la regarder tomber, il y a tout ce bruit que je n’entends pas, et tout ce temps qui ne passe pas.

Il y a cet endroit quelque part où on se sent si bien quon voudrait y rester pour la vie, un endroit où il fait bon courtiser le vent, danser avec le courant, et partager ses secrets avec la prairie qui s’étend, il y à quelque part cet endroit où on est si petit qu’on voudrait simplement se laisser bercer comme un enfant.

Ici la chute est si belle que j’aimerais te remercier d’avoir coupé le fil sous mes pieds pour me permettre d’ouvrir toute grandes mes ailes afin de m’envoler, Miss Rebelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *